Sénégal: »on peut s’opposer sans se déchirer et se succéder sans se détruire » dixit Bassirou Diomaye Faye

Lors d’un hommage national rendu le jeudi 4 juin 2026 à l’ancien président Abdoulaye Wade qui a célébré son centenaire le 29 mai, le chef de l’État sénégalais Bassirou Diomaye Faye a prononcé un discours rempli d’enseignements, de messages entremêlant volonté de travailler ensemble et de préserver la sérénité du Sénégal malgré l’adversité. Ces propos arrivent alors qu’un conflit l’oppose à son ancien premier ministre Ousmane Sonko.
« Une querelle, si vive soit elle, ne mérite pas que l’on déchire le pays qui nous est commun« , a estimé jeudi le chef de l’État, notifiant que « la démocratie n’est pas un butin que l’on arrache et que l’on garde jalousement » mais une flamme que l’on se passe de main en main et qu’il ne faut jamais laisser s’éteindre.
Lors de cet hommage à Abdoulaye Wade (au pouvoir de 2000 à 2012), figure majeure de la vie politique de ce pays d’Afrique de l’Ouest, Bassirou Diomaye Faye s’est adressé directement à l’ancien président : « Vous nous avez appris qu’une querelle, si vive soit elle, ne mérite pas que l’on déchire le pays qui nous est commun (…), vous nous avez appris que servir sa jeunesse vaudra toujours mieux que de se servir d’elle. »
Enseignement politique fort
Abdoulaye « Wade nous enseigne que l’adversaire d’aujourd’hui n’est pas un ennemi. C’est un compatriote bienveillant qui voit le pays autrement. Et avec lequel il faudra, une fois le combat terminé, continuer d’habiter en paix la même maison au Sénégal », a-t-il renchérit: « On peut s’opposer sans se déchirer et se succéder sans se détruire. Nos aînés nous l’on appris, à nous de ne pas désapprendre »
A travers cet hommage, le président sénégalais a non seulement salué l’héritage politique de l’ancien président Abdoulaye Wade, mais il a aussi donné une orientation salvatrice pour l’avenir du pays notamment pour ceux qui l’aiment encore afin de ne pas le détruire.
Juslie Lebongui