
Le monde des médias est en deuil. Jean-Paul Pigasse, fondateur du Groupe de presse Agence d’information d’Afrique centrale (Adiac) et figure majeure de la presse du bassin du Congo, est décédé ce samedi 11 juillet dans un hôpital parisien, à l’âge de 87 ans. Considérant la République du Congo comme sa seconde patrie, après la France, il laisse derrière lui un héritage considérable dans les domaines du journalisme, de la littérature et de la promotion culturelle.
L’annonce de son décès, faite par sa famille dans la matinée, a suscité une vive émotion au sein des rédactions des Dépêches de Brazzaville et du Courrier de Kinshasa. De nombreux journalistes ont salué la mémoire de celui qui a marqué plusieurs générations de professionnels. À Brazzaville, plusieurs collaborateurs se remémorent encore la dernière conférence de rédaction qu’ils avaient tenue avec lui en présentiel, il y a deux ans.
Né le 26 juillet 1939 à Toulouse, Jean-Paul Pigasse était diplômé en droit et en sciences politiques. Sa carrière l’a conduit à diriger de prestigieux titres de la presse française, notamment Les Échos et L’Express. Sa rencontre avec le président Denis Sassou N’Guesso, au milieu des années 1990, a été déterminante : elle donnera naissance à l’Adiac ainsi qu’aux Dépêches de Brazzaville, devenues des références médiatiques en Afrique centrale.
Durant près de trois décennies, Jean-Paul Pigasse s’est investi sans relâche pour faire rayonner la République du Congo. Il a notamment créé la Librairie Galerie Congo à Paris, contribué à la valorisation des auteurs du bassin du Congo au Salon du Livre de Paris et soutenu la promotion de l’art d’Afrique centrale à travers la mise en place d’un musée. Son engagement indéfectible en faveur du Congo restera gravé dans les mémoires.
Avec sa disparition, le pays perd un ami sincère, un bâtisseur de médias et un passionné de culture dont l’œuvre continuera d’inspirer les générations futures.
La Rédaction