Brazzaville lance le numérotage sécurisé des véhicules de transport pour mieux réguler le secteur

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La mairie centrale de Brazzaville a officiellement engagé une opération de numérotage des véhicules de transport de passagers et de marchandises. Cette initiative a pour objectif de mieux contrôler, organiser et sécuriser le secteur des transports urbains tout en mettant l’accent sur la protection des usagers.

 

Cette demande de la municipalité devrait être obligatoire dès le 2 février. Les transporteurs appelés à se conformer à la procédure d’enregistrement et d’obtention d’un numéro d’ordre se mettent déjà peu à peu à jour d’après notre constat fait ce dimanche 8 février 2026. Les taxis et bus qui font le centre ville portent chacun un numéro d’ordre sécurisé apposé sur leurs portières, facilitant ainsi leur identification lors des contrôles routiers. Par contre ceux qui circulent plus dans zones périphériques traînent encore les pas.

Concrètement, cette opération permettra également à la mairie de connaître avec précision le nombre de véhicules en circulation ainsi que le profil des conducteurs opérant dans la capitale. Pour le directeur des transports urbains de Brazzaville, Cyr Euloge Moutou, cette démarche vise avant tout à doter la capitale d’une base de données fiable et sécurisée sur l’ensemble des véhicules et acteurs du transport. Selon lui, ce système permettra à l’administration communale de mieux connaître, contrôler et encadrer un secteur longtemps marqué par l’informel et l’absence de traçabilité.

Sur le plan sécuritaire, Cyr Euloge Moutou a insisté sur l’importance de cette mesure. « Il était très dangereux de ne pas disposer de ces informations. Grâce à cette base de données, nous pourrons, à partir d’une simple pièce d’identité, identifier les contrôleurs, les chauffeurs et les propriétaires des véhicules », a-t-il déclaré.

Concernant des frais, ceux-ci varient selon la catégorie du véhicule : 20 000 francs CFA pour les taxis, 40 000 francs CFA pour les mini-bus, 60 000 francs CFA pour les bus, et 80 000 francs CFA pour les coaster et les gros véhicules.

Pour rappel, cette annonce a été faite le 27 janvier dernier lors d’une cérémonie de sensibilisation organisée à l’intention des transporteurs en commun, afin de les informer et les associer à cette réforme jugée indispensable pour moderniser et assainir le secteur du transport à Brazzaville.

Juslie Lebongui

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