
Le porte-parole du M23, Willy Ngoma, a été tué dans la nuit du 23 au 24 février lors d’une frappe de drone menée par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), selon des responsables du mouvement rebelle. L’attaque s’est produite vers 3 heures du matin près de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu, à proximité de la principale mine de coltan du pays, contrôlée par le M23 depuis 2024.
D’après des sources concordantes citées par Reuters et Jeune Afrique, l’armée congolaise pilonnait la zone depuis plusieurs jours à l’aide de drones. Des combats intenses ont également été signalés par des civils, provoquant la fuite de centaines de familles dans le territoire de Masisi.
Sous sanctions américaines et européennes depuis 2022 et 2023, Willy Ngoma était accusé de contribuer à l’instabilité dans l’est de la République démocratique du Congo, RDC. L’Organisation des Nations unies reproche au M23 de graves violations du droit international et l’accuse de bénéficier d’un soutien du Rwanda.
La Rédaction