Départ de SGS du Congo : le coût des impayés

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Le géant suisse de l’inspection et de la certification, Société Générale de Surveillance (SGS), plie bagage au Congo. Implantée depuis plusieurs années à Pointe-Noire, la capitale économique, avec une antenne à Brazzaville, la multinationale genevoise a finalement décidé de mettre fin à ses activités dans le pays.

Ce retrait intervient dans un contexte marqué par d’importants impayés des autorités congolaises, notamment de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), dont les dettes envers SGS se sont accumulées au fil du temps. Incapable de recouvrer ses créances, l’entreprise a démantelé son dispositif local et réaffecté son directeur chargé des opérations congolaises, Maurice Ble Aliefe, à Conakry en Guinée.

Ce désengagement s’inscrit dans une tendance plus large en Afrique centrale. Déjà en difficulté au Cameroun, notamment au port de Douala, SGS avait amorcé son retrait de la Centrafrique en juillet 2025. Au Gabon, le groupe maintient seulement une présence minimale à travers un représentant local.

Cette situation inquiète les compagnies pétrolières opérant dans la sous-région, d’autant plus que d’autres acteurs majeurs du secteur de la certification, comme Bureau Veritas, ont réduit leurs activités Oil & Gas en Afrique. De son côté, le britannique Intertek ne semble pas pressé de s’implanter au Congo, laissant SGS en quête d’un potentiel repreneur pour ses activités locales.

La Rédaction

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