
Le monde des médias congolais est en deuil. Peggy Roseline Hossie Mbongo, journaliste de télévision et cheffe de production, est décédée le 20 décembre 2025 à Paris, à la suite d’un arrêt cardiaque. Elle a rendu l’âme au centre hospitalier intercommunal de Poissy, à quelques semaines de son 54ᵉ anniversaire. Sa disparition a profondément touché tant les professionnels des médias au Congo que la communauté congolaise de la diaspora en Europe.
Figure engagée et passionnée, Peggy Hossie avait construit une carrière marquée par l’exigence professionnelle et l’amour du métier. Installée en France depuis septembre 2023, où elle avait rejoint son époux, elle n’avait jamais cessé d’exercer le journalisme. Bien au contraire, elle avait élargi son champ d’action, mettant son expérience au service de la valorisation de la culture congolaise et des initiatives portées par les Congolais de l’étranger.
Jusqu’à ses derniers jours, elle est restée fidèle au terrain. À la mi-décembre, à Paris, elle a assuré la réalisation et le commentaire de ce qui restera sa dernière production audiovisuelle, consacrée à une réunion fédérale du PCT Europe. La veille encore, elle couvrait le Marché de Noël congolais, un événement emblématique de la vie communautaire, célébrant traditions, identité et solidarité.
Connue du grand public pour son passage remarqué à Télé Pointe-Noire, sous la direction de Nana Ickama, Peggy Hossie s’était imposée par son aisance à l’antenne, sa rigueur et son sens du contact. Elle était également très sollicitée comme animatrice et maîtresse de cérémonie lors de grands événements culturels et institutionnels. Son parcours l’a conduite à collaborer avec plusieurs figures reconnues du journalisme et de la communication, dont Prince Bafouolo, Cyr Makosso et Claudy Siar, notamment lors de certaines séquences du Fespam à Brazzaville.
À travers ses productions audiovisuelles et ses contenus diffusés sur les plateformes numériques, Peggy Hossie s’était donné pour mission de tisser des ponts entre la diaspora et le Congo. Convaincue du rôle central des Congolais de l’étranger dans le co-développement, elle s’attachait à mettre en lumière des talents, des parcours inspirants et des initiatives souvent ignorés des médias traditionnels.
Son héritage demeure dans les images, les reportages et les liens qu’elle a su créer entre les Congolais d’ici et d’ailleurs.
Juslie Lebongui