Émilie Manima : la pionnière qui ouvrit aux Congolaises les portes du gouvernement

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Décédée le 11 février dernier à l’âge de 90 ans, Émilie Manima s’est éteinte en laissant l’empreinte d’une pionnière. Première femme congolaise à accéder à un portefeuille ministériel, elle est entrée au gouvernement en 1975, nommée par le président Marien Ngouabi, soit vingt-cinq ans après l’accession du pays à l’indépendance en 1960. Par cette nomination historique, elle ouvrait la voie à la participation des femmes aux plus hautes responsabilités de l’État.

Dépouille d’Émilie Manima, première femme ministre du Congo

Elle était ministre des Affaires sociales au temps du président Marien Ngouabi. La Nation lui a rendu un hommage solennel le 20 février 2026 au Palais des Congrès de Brazzaville, en présence du Président de la République, Denis Sassou Nguesso. Cette cérémonie officielle a salué le parcours exceptionnel d’une femme d’engagement, également reconnue comme la deuxième sage-femme congolaise après Blanche Gomez.

Le 21 février, elle a été inhumée à Lukana, dans la localité de Sibiti, département de la Lékoumou, en présence des membres de sa famille, des autorités locales et du gouvernement congolais, représenté par la ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Irène Marie Cécile Mboukou Kimbatsa.

Le président de la République devant le cercueil d’Émilie Manima

Avec la disparition d’Émilie Manima, le Congo perd une figure majeure de l’émancipation féminine et de l’histoire institutionnelle du pays.

 

Rustine De Gloire

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