
La relance d’Equatorial Congo Airlines (ECAir) continue de se heurter à de sérieux obstacles. La compagnie aérienne nationale, déjà fragilisée par des difficultés opérationnelles persistantes, n’a pas obtenu le feu vert pour l’ouverture de nouvelles liaisons régionales au départ de Brazzaville, notamment vers Bamako et Abidjan.
À l’origine de ce blocage : le ministère des Transports, dirigé par Ingrid Olga Ebouka-Babackas, qui oppose un veto ferme à l’initiative portée par la directrice générale d’ECAir, Fatima Beyina-Moussa. Revenue à la tête de ce département ministériel en janvier 2025 après plusieurs années d’absence du gouvernement, la ministre affiche une ligne de prudence face aux projets d’expansion de la compagnie.
Selon des sources concordantes, le ministère a, courant novembre, bloqué le versement d’un dépôt estimé à un peu plus d’un million de dollars qu’ECAir devait transférer à la société lituanienne Klasjet. Ce paiement visait à sécuriser la location d’appareils nécessaires à l’exploitation des nouvelles liaisons régionales envisagées.
Cette décision intervient dans un climat particulièrement tendu pour le pavillon national congolais, dont les activités sont à l’arrêt depuis novembre 2025, faute d’avions disponibles. Un nouveau coup dur pour ECAir, dont la relance, pourtant annoncée comme stratégique pour le rayonnement régional du Congo, reste suspendue à des arbitrages politiques et financiers encore incertains.
La Rédaction