Présidentielle 2026 : à Djambala, la classe politique s’accorde sur 11 recommandations pour renforcer la transparence électorale

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Réunis du 16 au 18 février 2026 à Djambala, dans le département des Plateaux, les acteurs politiques congolais ont clôturé leurs travaux de concertation sur une note consensuelle. Le ministre d’État, ministre des Affaires foncières et du Domaine public, Pierre Mabiala, a affirmé que les recommandations issues de ces assises contribueront à faire évoluer la gouvernance électorale et à consolider la confiance entre les parties prenantes, à quelques semaines de l’élection présidentielle prévue les 12 et 15 mars prochains.

Dans son discours de clôture, il a salué « la volonté commune du gouvernement et de la classe politique » de travailler à la désignation du futur Président de la République, appelé à diriger le Congo jusqu’en 2031. Majorité présidentielle, opposition, partis du centre, société civile et administration publique ont pris part à ces échanges de trois jours, marqués par un dialogue direct sur les réformes électorales attendues.

Au total, onze recommandations ont été formulées, comme l’a détaillé le secrétaire-rapporteur, Séraphin Ondélé. Parmi les principales mesures proposées figurent la révision du cadre légal encadrant le découpage administratif, la poursuite du processus de décentralisation, la redynamisation du comité technique d’évaluation de la décentralisation, ainsi que la garantie de la transparence du scrutin, du libre choix de l’électeur et de la sincérité des résultats. Les participants ont également suggéré l’introduction de la biométrie, le plafonnement du financement des campagnes électorales, le financement public des partis politiques et de la démocratie, ainsi qu’une révision des taux d’aides accordées lors des élections.

D’autres propositions sont venues enrichir les débats. Destin Gavet, président du Mouvement républicain (MR) et candidat déclaré à la présidentielle, a plaidé pour une implication accrue des médias dans la publication des tendances le jour du vote, l’ouverture du droit de vote aux Congolais de l’étranger et l’allongement de la durée de la campagne présidentielle, estimant que treize jours demeurent insuffisants.

Du côté de la majorité, Jean-Marc Thystère Tchikaya, président du RDPS, a appelé à ne pas céder au pessimisme face au retard dans l’application de certaines recommandations antérieures, notamment la biométrie. Selon lui, ces réformes doivent s’inscrire dans une dynamique progressive, accompagnée d’un travail pédagogique des leaders politiques auprès de leurs militants.
La question du découpage électoral reste toutefois un point sensible.

Claudine Munari Mabondzo, présidente du Mouvement pour l’union, la solidarité et le travail (MUST), a insisté sur la nécessité de codifier clairement les critères de délimitation des circonscriptions. Elle a rappelé que la démographie, la géographie et l’équité doivent constituer les fondements objectifs du découpage, afin d’éviter toute suspicion de partialité et de garantir une représentation équilibrée des territoires.

À l’approche du scrutin présidentiel, la concertation politique de Djambala apparaît ainsi comme une tentative de consolidation du cadre électoral, avec en ligne de mire une élection apaisée et crédible.

Rustine De Gloire

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