Madagascar en Tumulte : la SADC, une réunion d’urgence pour Éviter l’Engrenage

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La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) tiendra, le 7 novembre, un sommet extraordinaire consacré à la crise politique qui secoue Madagascar depuis le renversement du président Andry Rajoelina, il y a trois semaines. À l’initiative de l’Afrique du Sud, les chefs d’État des pays membres se réuniront virtuellement pour tenter de définir une réponse collective à ce bouleversement institutionnel inédit dans la région.

Au cœur des discussions : la désignation d’un président par intérim pour diriger l’organisation régionale. Rajoelina, qui en avait pris la tête le 17 août, a laissé le poste vacant après sa chute brutale. Pretoria, actuellement vice-présidente tournante de la SADC et pressentie pour en prendre officiellement la direction en août 2026, s’impose comme le choix naturel pour assurer la transition.

Depuis l’éclatement des manifestations à Antananarivo, le 25 septembre, puis le coup d’État du 12 octobre, la SADC s’est montrée d’une grande discrétion. Elle ne s’était exprimée qu’à travers un communiqué laconique évoquant sa « forte préoccupation ». Une inertie qui avait irrité le président sud-africain Cyril Ramaphosa, pressant son homologue malawite, Peter Mutharika, chargé de la coordination politique, sécuritaire et de défense, d’agir rapidement.

Il aura fallu attendre un sommet extraordinaire le 16 octobre pour que l’organisation autorise l’envoi d’une mission de médiation. Celle-ci est dirigée par le professeur sud-africain Kula Ishmael Theletsane, membre du groupe des sages chargé de renouer le dialogue sur la Grande Île.

Alors que Madagascar traverse l’une des crises les plus sensibles de son histoire récente, le sommet du 7 novembre apparaît comme un test majeur pour la crédibilité de la SADC et pour sa capacité à prévenir une spirale d’instabilité dans toute l’Afrique australe.

 

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