CAN 2025 : le Sénégal au sommet, Rabat témoin d’une nuit historique

108
Affiche début Article

Le Sénégal a écrit, en lettres d’or, une nouvelle page de son histoire footballistique. Ce 18 janvier 2026, au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, les Lions de la Teranga ont brisé le rêve marocain et décroché leur deuxième sacre continental en s’imposant 1-0 face aux Lions de l’Atlas, au terme d’une finale haletante de la 35ᵉ Coupe d’Afrique des nations.

Dans une ambiance électrique, portée par un public acquis à la cause marocaine, la rencontre a longtemps résisté à toute tentative de déblocage. Rigoureux, engagés et stratégiques, les deux camps se sont neutralisés jusqu’au bout du temps réglementaire. Il a fallu attendre les prolongations pour voir le sort du match basculer.

À la première période des minutes supplémentaires, Pape Gueye surgit et délivre le Sénégal d’une frappe décisive. Un but libérateur, synonyme d’apothéose pour une équipe sénégalaise solide, disciplinée et mentalement prête à assumer l’histoire.

Le Maroc, combatif jusqu’au bout, doit se contenter du statut de vice-champion d’Afrique, malgré un tournoi de très haut niveau. Son gardien Yassine Bounou, impérial tout au long de la compétition, repart avec le trophée de meilleur portier. Côté distinctions individuelles, Sadio Mané est logiquement sacré meilleur joueur du tournoi, symbole d’un leadership apaisant et exemplaire, tandis que Brahim Díaz le marocain termine meilleur buteur de la CAN avec cinq buts et Achraf Hakimi a remporté le prix du fair-play.

La finale n’a toutefois pas été exempte de tensions. L’arbitrage du Congolais Jean-Jacques Ndala a suscité des débats et failli faire dérailler la rencontre à certains moments. Mais la maturité des cadres sénégalais, notamment le fair-play et le sens de la responsabilité de Sadio Mané, ont contribué à préserver l’esprit du jeu et l’image de la compétition.

« Honnêtement, je pense que ça aurait été vraiment triste et dommage de voir une finale terminer ainsi« , a laissé entendre Sadio Mané. « C’est impossible de véhiculer une telle image au monde entier. Vous savez, le football africain est actuellement suivi, le football africain s’est développé d’une façon incroyable. J’aurais préféré perdre que de finir ainsi. C’est ce qui m’a poussé de dire aux gars de retourner sur le terrain et de jouer notre football  » a-t-il fait comprendre tout en mentionnant que c’était sa dernière participation à la CAN. Néanmoins, il pense accompagner l’équipe jusqu’à la coupe mondiale.

Au coup de sifflet final, Rabat s’incline devant la fête sénégalaise. Les Lions de la Teranga confirment leur statut de puissance continentale et s’installent durablement au panthéon du football africain.

Le football africain se tourne désormais vers l’avenir : la prochaine CAN se disputera en Afrique de l’Est, conjointement au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, promesse d’un nouveau chapitre pour la grande messe du ballon rond africain.

Juslie Lebongui

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.