
Le compte à rebours est lancé. À l’issue du Conseil des ministres tenu ce mardi 20 janvier 2026, les autorités congolaises ont officiellement convoqué le corps électoral pour le premier tour de l’élection présidentielle, conformément à la Constitution et à l’article 51 de la loi électorale. Les Congolais sont ainsi appelés à choisir leur futur président en mars prochain. Un calendrier électoral désormais bien fixé
Le programme électoral se décline en trois temps forts :
. Jeudi 12 mars 2026 : vote par anticipation réservé aux agents de la force publique ;
. Dimanche 15 mars 2026 : scrutin général sur l’ensemble du territoire national ;
. Du 28 février au 13 mars 2026 : période officielle de campagne électorale, durant laquelle les candidats seront appelés à défendre leurs projets devant les électeurs.
Des candidatures se dessinent déjà au fur et à mesure. Le dépôt des candidatures n’a pas encore officiellement démarré, cependant le paysage politique commence à s’animer. Dans l’opposition, plusieurs figures ont d’ores et déjà annoncé leur intention de briguer la magistrature suprême, notamment Dave Mafoula, leader du parti Les Souverainistes, Lassy Mbouity
Homme politique et président du parti Les Socialistes Congolais; Destin Gavet, du Mouvement Républicain. Des indépendants, tel Alexis Bongo , Journaliste et personnalité médiatique congolaise, connu notamment pour ses interventions publiques et émissions télévisées ou encore Vivien Manangou, docteur en droit, enseignant universitaire.
Du côté de la majorité présidentielle, les formations politiques font bloc derrière le chef de l’État sortant, Denis Sassou-N’Guesso, qu’elles appellent unanimement à faire acte de candidature pour un nouveau mandat.
Cette élection se prépare dans un contexte politique et sécuritaire sensible, marqué notamment par le retour de tensions dans le département du Pool. Un climat qui renforce les attentes autour d’un processus électoral apaisé, transparent et inclusif, aussi bien pour les acteurs politiques que pour la société civile.
À moins de deux mois du scrutin, l’enjeu est clair : garantir une présidentielle crédible, capable de consolider la stabilité institutionnelle du pays et de répondre aux aspirations démocratiques des Congolais.
Juslie Lebongui