Firmin Ayessa a été inhumé à Ondza

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La dépouille de Firmin Ayessa, ministre d’État, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale, a été inhumée le 24 février à Ondza, sa terre natale, en présence du chef de l’État Denis Sassou N’Guesso, des membres du gouvernement et de nombreuses autorités civiles, militaires et traditionnelles.

Décédé le 17 février à Istanbul, en Turquie, où il recevait des soins, l’illustre disparu repose désormais aux côtés de ses aïeux, à neuf kilomètres de Makoua-centre, dans le département de la Cuvette. À Makoua comme à Ondza, l’émotion était palpable. Les visages fermés, les voix nouées, les Congolais sont venus nombreux assistés à l’inhumation et ont tenu à saluer la mémoire d’un homme décrit comme jovial, accessible et profondément humain.

Des hommages à la hauteur de son engagement

Qualifié de loyal serviteur de la République par ses pairs, Firmin Ayessa a reçu des hommages à la mesure de son parcours. Le 23 février, les rites traditionnels ont été conduits par les « yombis », gardiens des pouvoirs ancestraux de la contrée, marquant l’ancrage profond du défunt dans ses racines culturelles.

Autre moment remarquable, lors d’une messe d’action de grâce empreinte de solennité, son âme a été confiée à Dieu. À 12h05 précises, le président de la République, entouré d’un cercle restreint de notables, a accompagné le cercueil vers sa dernière demeure, dans un silence lourd de recueillement.

Un parcours marqué par la fidélité et le service

Né le 2 novembre 1951 à Ondza, député de Makoua et membre influent du Parti congolais du travail, Firmin Ayessa laisse l’image d’un homme d’expérience, rompu aux exigences de l’État. Marié et père de famille, il a consacré l’essentiel de sa vie à la gestion publique et au fonctionnement de l’administration congolaise.

Son engagement lui a valu de hautes distinctions, notamment les titres de Grand Officier de l’Ordre national du Mérite congolais et de Commandeur de l’Ordre national de la paix.

Avec sa disparition, le Congo perd une mémoire administrative et un acteur majeur de la vie institutionnelle. Mais à Ondza, comme dans tout le pays, son nom continuera de résonner comme celui d’un homme resté fidèle à sa terre, à ses convictions et à la République.

Juslie Lebongui

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