Gouverner pour le peuple, répondre à l’urgence sociale

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La liste des sept candidats à l’élection présidentielle ayant été validée par la Cour constitutionnelle du Congo, le compte à rebours démocratique est désormais enclenché. Chaque prétendant à la magistrature suprême devra défendre son projet de société avec ardeur, clarté et conviction. Mais au-delà des discours, une vérité fondamentale s’impose : on ne gouverne que par le peuple et pour le peuple. C’est lui qui vote. C’est à lui que l’on rend des comptes.

La campagne  électorale demarre le 28 février 2026. L’heure n’est plus aux promesses abstraites. Elle est au rappel des priorités. Dans chaque domaine, emploi, éducation, santé, gouvernance, justice sociale… il faudra soit poursuivre avec efficacité ce qui a été engagé, soit redémarrer avec courage ce qui a échoué. Mais en toute chose, il faudra penser d’abord aux Congolais.

La durabilité des décisions publiques doit devenir une exigence cardinale. Une politique ne vaut que si elle améliore concrètement la vie des citoyens et résiste à l’épreuve du temps. Qui comprendra la douleur d’une mère ou d’un père contraint de regarder son enfant se coucher le ventre vide, alors qu’il travaille sans percevoir son salaire depuis des mois ? Qui mesurera la frustration d’un jeune diplômé, après dix années d’études, réduit à enchaîner des stages sans perspective réelle d’emploi ? Ces réalités ne sont pas des statistiques. Elles sont des vies suspendues, des dignités éprouvées, des espoirs fragilisés.

Le futur président devra entendre ces silences, ces souffrances et ces attentes. Gouverner, ce n’est pas seulement administrer ; c’est protéger, créer des opportunités, restaurer la confiance et l’espoir. Un congolais a beau convoiter les autres pays pour leur développement et évolution, mais dans son coeur, l’environnement le plus sûr demeure sa patrie.

Le travail a été fait, certes. Mais il reste immense. Et il devra se poursuivre avec plus de rigueur, plus d’inclusion et surtout plus d’efficacité. Redoubler d’efforts ne doit pas être un slogan de campagne. Cela doit devenir une méthode de gouvernance.

Car au bout du compte, l’histoire retiendra moins les discours que les actes. Et le peuple, lui, n’attend qu’une chose : des décisions justes, durables et profondément humaines peu importe le dirigeant ancien ou nouveau.

Juslie Lebongui

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