
À Antananarivo, la tension est montée d’un cran. Samedi 11 octobre, une unité de l’armée de terre malgache a quitté sa caserne pour se joindre aux manifestants de la « Gen Z », cette jeunesse en colère qui défie depuis la fin septembre le président Andry Rajoelina. Ces jeunes protestent contre la vie chère et dénoncent la dérive autoritaire du régime.
Ce ralliement inattendu de militaires à la fronde populaire a plongé Madagascar dans une situation confuse et incertaine. Des scènes de liesse ont été observées dans la capitale, où des manifestants ont accueilli les soldats en héros. Dans le même temps, les autorités n’ont pas encore réagi officiellement à ce mouvement qui fragilise davantage le pouvoir.
Alors que la tension politique s’intensifie, le spectre d’une nouvelle intervention militaire plane sur la Grande Île, ravivant le souvenir des crises passées. Le président Rajoelina, confronté à la défiance de la rue et désormais à une partie de l’armée, voit son autorité sérieusement ébranlée.
La Rédaction