
La Cour constitutionnelle de la République du Congo a officiellement validé, ce samedi 28 mars 2026 à Brazzaville, les résultats de l’élection présidentielle organisée les 12 et 15 mars derniers. Cette décision est intervenue à l’issue d’une audience de près de neuf heures, consacrée à l’examen du recours introduit par le candidat malheureux, Dave Mafoula, qui dénonçait des irrégularités, des fraudes ainsi que des faits présumés de corruption.
Après avoir étudié les arguments et les éléments de preuve présentés par les deux parties, la juridiction, présidée par Auguste Iloki, a jugé le recours recevable sur la forme, mais non fondé sur le fond, faute de preuves suffisantes. Les accusations relatives notamment au transfert d’électeurs, à la fraude ou à la corruption ont été considérées comme non établies au regard de la législation électorale en vigueur.
En conséquence, les résultats provisoires ont été entérinés. Le candidat déclaré vainqueur, Denis Sassou-Nguesso, a recueilli plus de deux millions de voix, soit 94,90 % des suffrages exprimés, franchissant ainsi la majorité absolue dès le premier tour. Il est donc officiellement proclamé président de la République.
Cette décision a été saluée par la défense du président réélu. Son avocat, Emmanuel Oko, a évoqué une issue conforme au droit, tout en félicitant le chef de l’État pour sa victoire et en remerciant le peuple congolais pour son soutien.
De son côté, Dave Mafoula a pris acte de la décision de la Cour, tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre son engagement en faveur de la démocratie. Selon lui, le soutien dont il a bénéficié constitue un signal fort en faveur du changement.
Tout est bien qui finit bien, avec cette confirmation, la Cour constitutionnelle met un terme définitif au processus électoral. Le nouveau mandat du président réélu entrera en vigueur lors de son investiture prévue le 16 avril 2026.
Juslie Lebongui