
Les départements de la Nkéni-Alima et de la Cuvette-Ouest se sont distingués lors de la session 2026 du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) en enregistrant un taux de réussite exceptionnel de 100 %. Les résultats ont été proclamés le 9 juillet, au terme d’une délibération organisée par visioconférence sous la présidence du ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Jean Luc Mouthou.
Cette ultime édition du CEPE a toutefois été marquée par un taux d’absentéisme élevé, notamment dans les principaux centres urbains. Un constat qui interpelle les autorités éducatives, alors que l’examen s’apprête à disparaître après plusieurs décennies d’existence.
À compter de l’année scolaire 2026-2027, le CEPE cédera sa place au Certificat d’études primaires (CEP). Désormais, les élèves obtiendront leur certificat sur la base de leurs résultats scolaires durant tout le cycle primaire, sans passer d’examen national de fin d’études. Selon le ministre Jean Luc Mouthou, cette réforme vise à faciliter le passage vers le collège et à réduire le décrochage scolaire.
Le remplacement du CEPE par le CEP est prévu par le projet de loi portant organisation du système éducatif congolais, adopté en Conseil des ministres le 20 janvier dernier. Cette réforme découle des recommandations des États généraux de l’éducation, de la formation et de la recherche de 2024 et entend adapter l’école congolaise aux nouveaux défis pédagogiques, sociaux et économiques.
Avec la disparition du CEPE, c’est une page historique de l’école congolaise qui se tourne. Le défi est désormais de faire du nouveau CEP un véritable levier d’amélioration de la qualité des apprentissages tant dans les écoles publiques que privées. Au finish, cette réforme doit se traduire en une réussite durable des élèves et non en un simple changement de dénomination.
Rustine De Gloire