FESPAM 2025 : Les troupes artistiques à l’honneur d’une ouverture éclatante à Brazzaville

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Malgré un contexte économique tendu, la 12ᵉ édition du Festival panafricain de musique (FESPAM) a démarré le 19 juillet 2025 à Brazzaville en fanfare, offrant un spectacle haut en couleur au Palais des congrès de Brazzaville. Sous les regards émerveillés d’un public venu nombreux, l’ouverture a été marquée par une succession de prestations artistiques exaltant l’unité et la diversité culturelle africaine.

Présidée par le chef de l’État Denis Sassou N’Guesso, cette cérémonie inaugurale a rassemblé une pléiade de personnalités nationales et internationales, venues saluer la résilience du festival et son importance pour la promotion du patrimoine culturel africain. Parmi les interventions remarquées, celles du maire de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, de la représentante résidente de l’UNESCO, Fatoumata Barry Marega, ou encore de la ministre Marie-France Lydie Hélène Pongault, ont rappelé l’esprit de fraternité que cultive le FESPAM.

Mais ce sont surtout les artistes qui ont volé la vedette. Dès le lancement officiel, le Palais des congrès s’est métamorphosé en un véritable théâtre de l’âme africaine. Des ballets traditionnels congolais ont ouvert le bal, suivis par des ensembles venus du Cameroun, du Bénin, du Mali, de la Côte d’Ivoire et d’autres pays, qui ont rivalisé de créativité et d’énergie. Entre tambours sacrés, danses ancestrales et chorégraphies modernes, chaque prestation a été un hommage vivant aux racines africaines.

Parmi les temps forts, la troupe Nzango Ensemble du Congo a séduit avec une danse rituelle revisitée, tandis que les Voix d’Afrique de l’Ouest ont captivé avec des chants polyphoniques magnifiquement harmonisés. Le groupe AfroBeat Connection a enflammé la scène avec une fusion entre rythmes traditionnels et sons contemporains.

Cette entrée en matière a donné le ton d’un FESPAM résolument ancré dans la célébration de la culture vivante, malgré les contraintes budgétaires. L’édition 2025 s’annonce comme un carrefour d’expression artistique panafricaine, où la musique, la danse et les traditions orales tissent des ponts entre les peuples.

Juslie Lebongui

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