
Les concertations diplomatiques se poursuivent entre la République du Congo et la République démocratique du Congo après l’incident survenu fin août aux environs de Makotipoko, dans le département de la Nkéni-Alima. Alors que les circonstances exactes de cet épisode impliquant des éléments des forces des deux pays restent au cœur des échanges, Brazzaville entend privilégier le dialogue tout en affirmant ses lignes rouges.
Prenant la parole sur cette situation, le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, a assuré que le Congo ne resterait pas indifférent face à ce qu’il considère comme des actes susceptibles de porter atteinte à son intégrité territoriale. « Le Congo n’est pas un pays va-t-en-guerre », a-t-il rappelé, notifiant la préférence constante de Brazzaville pour la diplomatie et la concertation avec ses voisins.
Mais cette volonté de dialogue, insiste le chef du gouvernement, ne doit pas être interprétée comme une faiblesse. Le Congo entend réagir à tout « acte de provocation, d’incursion, d’intimidation ou de violation de l’intégrité du territoire ». Un message que Brazzaville affirme avoir clairement transmis à ses homologues de Kinshasa au cours des consultations engagées depuis l’incident.
En dehors de ces échanges diplomatiques, le gouvernement congolais annonce désormais vouloir s’appuyer sur les mécanismes prévus par les textes régissant la gestion des frontières. Ce message clair laisse entrevoir plutôt une réponse davantage institutionnelle que militaire.
À Makotipoko, le ton se veut donc ferme, mais la porte du dialogue reste ouverte. Entre le Congo et la RDC, l’enjeu est désormais de transformer les concertations en mesures concrètes capables de prévenir de nouveaux incidents et de préserver la stabilité d’une frontière commune où la moindre tension peut rapidement prendre une dimension diplomatique.
Rustine De Gloire