Les États-Unis claquent encore la porte de l’Unesco : Trump relance la politique du retrait

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C’est désormais officiel : les États-Unis se retirent à nouveau de l’Unesco. Un énième coup de théâtre signé Donald Trump, qui confirme, depuis son retour à la Maison Blanche, son rejet assumé du multilatéralisme.

Mardi 22 juillet 2025, l’annonce est tombée comme un couperet : les États-Unis quittent l’Unesco. Dans un communiqué sans détour, la porte-parole du département d’État, Tammy Bruce, justifie la décision : « La participation des États-Unis à l’Unesco ne sert plus nos intérêts nationaux ». En ligne de mire ? L’hostilité présumée de l’agence envers Israël et son soutien à des « causes clivantes ».

Trump frappe là où il avait déjà frappé

Un air de déjà-vu. En 2018, lors de son premier mandat, Donald Trump avait déjà fait sortir les États-Unis de l’Unesco. Joe Biden avait ensuite corrigé le tir en 2023. Deux ans plus tard, retour à la case départ. Avec Trump, la rupture n’est pas une menace, c’est une méthode.

Audrey Azoulay, directrice générale de l’organisation, n’a pas caché sa déception. « Une décision regrettable mais attendue », a-t-elle réagi. L’Unesco, qui promeut l’éducation, la culture et la science dans le monde, se voit une nouvelle fois fragilisée par un géant mondial qui joue solo.

Trump, l’ennemi juré du multilatéralisme

Ce retrait s’inscrit dans une série noire : Conseil des droits de l’homme, accord de Paris sur le climat, OMS… La liste des instances onusiennes boudées par Washington s’allonge. La logique ? Rompre avec tout ce qui pourrait freiner les « intérêts souverains » des États-Unis.

Comme en 2018, c’est le soutien sans faille à Israël qui semble avoir pesé lourd dans la balance. L’Unesco a régulièrement adopté des résolutions critiques envers la politique israélienne dans les territoires occupés. Trop pour Trump, qui fait bloc avec Tel-Aviv et tape du poing sur la table.

Avec ce nouveau départ, Washington envoie un signal fort : l’Amérique de Trump se veut indépendante, peu importe le prix à payer sur la scène internationale. Mais cette posture d’isolement fragilise aussi les grands équilibres mondiaux et la coopération internationale à un moment où elle est plus vitale que jamais.

Rustine De Gloire

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