Assemblées annuelles de la BAD 2026: ce qu’il faut retenir

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Réunis du 25 au 29 mai à Brazzaville, les participants aux 61 eme Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) ont lancé un message fort : l’Afrique doit désormais compter davantage sur ses propres ressources pour financer son développement. Placée sous le thème de la mobilisation des ressources à grande échelle dans un contexte mondial marqué par les incertitudes géopolitiques et économiques, cette rencontre a rassemblé plusieurs milliers de décideurs, experts, investisseurs et responsables politiques du continent.

Au cœur des échanges, la nécessité de réduire la dépendance de l’Afrique vis-à-vis des financements extérieurs. Les participants ont plaidé pour une meilleure valorisation de l’épargne locale, des fonds de pension, des fonds souverains et des ressources naturelles afin de soutenir les projets structurants et accélérer la transformation économique du continent.

Photo de groupe des participants

Ces assises ont également marqué une nouvelle étape pour la BAD avec la prise de fonction de son nouveau président, Sidi Ould Tah. Ce dernier a présenté sa vision d’une Afrique capable de mobiliser davantage de capitaux privés et de renforcer son autonomie financière grâce à des mécanismes innovants de financement du développement.

Sidi Ould Tah/ Président en exercice de la BAD

Les discussions ont aussi porté sur l’avenir du Bassin du Congo. Les participants ont de ce fait, franchi une étape importante avec près de trois milliards de dollars d’engagements destinés à 17 pays bénéficiaires. Considéré comme le deuxième plus grand poumon écologique de la planète après l’Amazonie, le Bassin du Congo se présente tel atout stratégique essentiel pour l’Afrique et pour le monde.

Autre annonce majeure : l’Angola a confirmé un investissement de 6,5 millions d’euros dans la 17e reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (FAD). Cette contribution renforce la mobilisation financière des États africains en faveur du développement du continent.

Grâce à cet engagement, le nombre de pays africains participant au financement du 17e FAD atteint désormais 25 États, pour un montant global supérieur à 190 millions de dollars. Une dynamique qui témoigne de la volonté croissante des pays africains de financer eux-mêmes leur développement et de renforcer les instruments continentaux de solidarité économique.

Toutes ces ressources permettront d’accompagner les pays à faible revenu et les États fragiles dans la réalisation de projets essentiels dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, de l’agriculture, de l’éducation et de la santé.

Les travaux ont par ailleurs mis en avant plusieurs priorités stratégiques pour les années à venir : l’industrialisation du continent, la transition énergétique, l’intégration régionale, le développement du numérique et le renforcement de la résilience économique face aux crises mondiales. Les participants ont souligné l’urgence de combler le déficit annuel de financement du développement africain, estimé à plusieurs centaines de milliards de dollars.

Pour la République du Congo, pays hôte de l’événement, ces Assemblées annuelles ont constitué une vitrine diplomatique et économique de premier plan. En accueillant l’une des plus importantes rencontres financières du continent, Brazzaville a confirmé son ambition de jouer un rôle actif dans les réflexions sur l’avenir économique de l’Afrique et sur les solutions africaines aux défis du développement.

Rustine De Gloire

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