CAMES : l’Université Marien-Ngouabi célèbre 145 enseignants-chercheurs promus

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L’Université Marien-Ngouabi (UMNG) a célébré, le 4 août à Brazzaville, ses enseignants-chercheurs distingués lors des 46e, 47e et 48e sessions des Comités consultatifs interafricains du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), ainsi que les lauréats des concours d’agrégation. Au total, 145 enseignants-chercheurs ont été promus.

La valorisation du mérite et de l’excellence académique sont deux éléments visés derrière cette cérémonie à l’honneur des chercheurs. Celle-ci s’est déroulée en présence de la ministre de l’Enseignement supérieur, Édith Delphine Emmanuel, des autorités universitaires, des enseignants et de plusieurs acteurs du monde académique.

Les promotions concernent 16 enseignants-chercheurs élevés au grade de professeur titulaire, 79 nommés maîtres de conférence et 50 promus au grade de maître-assistant.

Présentant le bilan des résultats, le directeur de la Recherche scientifique, Gaston Ekouya, a relevé une progression des performances de l’UMNG au cours des trois dernières sessions du CAMES. En 2024, lors de la 46e session, 69 dossiers avaient été présentés, pour 52 inscriptions, soit un taux de réussite de 75,36 %. Les filières de médecine, des sciences naturelles et agronomiques ainsi que les STAPS se sont particulièrement distinguées.

La 47e session, organisée en 2025, a confirmé cette dynamique. Sur 77 dossiers soumis, 63 ont été retenus, portant le taux de réussite à 81,8 %. Les lettres et sciences humaines ont atteint 90 %, tandis que les sciences naturelles et agronomiques ont enregistré 87,5 %.

Pour la 48e session, organisée en 2026, 35 candidats ont été présentés et 30 inscrits, soit un taux de réussite de 85,71 %. Les professeurs titulaires et les maîtres-assistants ont, pour leur part, enregistré un taux de réussite de 100 %.

C’est dans ce sens que la ministre de l’Enseignement supérieur, Édith Delphine Emmanuel, a exprimé son satisfecit vis-à-vis de ces performances. Elle estime qu’elles traduisent la vitalité du corps enseignant de l’UMNG. Selon elle, ces résultats confortent la vocation de l’université à former des cadres de qualité.

Le bilan est cependant plus contrasté du côté des concours d’agrégation. En médecine, lors du concours organisé en 2024 à Conakry, 17 candidats de l’UMNG avaient été présentés et 16 inscrits. En revanche, au concours des sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion tenu à Dakar en 2025, un seul candidat sur sept a été admis, soit un taux de réussite de 14,28 %.

Pour Gaston Ekouya, cette contre-performance appelle à une réflexion sur la préparation des candidats et l’accompagnement des enseignants-chercheurs.

De son côté, le président de l’UMNG, le professeur Parisse Akouango, a salué les efforts des promus tout en appelant la communauté universitaire à davantage de discipline et de rigueur. Il a notamment pointé la méconnaissance du guide du CAMES, la préparation tardive des dossiers, la maîtrise insuffisante des outils numériques et le non-respect de certaines exigences administratives.
« La précipitation ne paie pas. Il faut un travail de préparation minutieuse et des consultations régulières auprès des maîtres », a-t-il insisté.

Au-delà des promotions, Parisse Akouango a invité les enseignants-chercheurs à renforcer leur implication dans la recherche, l’innovation et les échanges universitaires internationaux. Il les a également exhortés à mettre leur expertise au service du développement du Congo et du continent africain.

 

Rustine De Gloire 

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