
L’ancien ministre d’État chargé de la Justice, Constant Mutamba, a quitté l’audience de la Cour de cassation ce lundi, au cours de l’examen du dossier FRIVAO, dénonçant ce qu’il considère comme de graves irrégularités dans le déroulement de la procédure.
Devant les magistrats, il a soutenu que sa citation à comparaître comportait des mentions qu’il juge falsifiées, affirmant qu’elles auraient été ajoutées par des agents du greffe. Il a également accusé le tribunal de grande instance de la Gombe d’avoir refusé d’enregistrer la plainte qu’il affirme avoir déposée contre l’un des greffiers mis en cause.
Constant Mutamba a également indiqué que la Cour ne lui avait pas permis de soulever des exceptions de procédure, une décision qu’il estime porter atteinte à son droit à un procès équitable et à une défense pleine et entière.
Considérant que les garanties d’un procès juste n’étaient pas réunies, l’ancien garde des Sceaux a décidé de se retirer de l’audience. Pour justifier son choix, il a déclaré préférer « boire la ciguë comme Socrate » plutôt que de cautionner ce qu’il qualifie de dysfonctionnements judiciaires.
Il faut noter que le procès FRIVAO est celui lié au Fonds pour la Réparation et l’Indemnisation des Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda. Il s’est ouvert le 21 avril 2026 devant la Cour de cassation, à Kinshasa. Cette procédure judiciaire porte sur de présumés détournements de plusieurs millions de dollars destinés à indemniser les victimes de la « guerre des six jours » survenue à Kisangani.
Par ailleurs, malgré son départ cette audience ne s’est pas arrêtée illico presto à cause de la décision de Mutamba. L’affaire reste à suivre, car l’opinion publique en porte un intérêt particulier.
La Rédaction