Opération zéro Kuluna : entre ordre public et hypocrisie humanitaire

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Depuis que la campagne « Zéro Kuluna » a été relancée, certaines ONG de défense des droits de l’homme crient à la dérive sécuritaire de la part du gouvernement. Les mêmes ONG qui, hier encore, restaient silencieuses lorsque des familles vivaient sous la terreur de ces bandes armées de machettes, ces jeunes « bébés noirs » qui dictaient la loi des ruelles, extorquaient, blessaient, tuaient parfois. Aujourd’hui que l’État tente de rétablir la quiétude, voilà que le chœur des indignations se fait entendre.

Soyons clairs : nul ne plaide pour l’arbitraire, ni pour les violences d’État. Mais refuser toute action musclée, dans un contexte où la peur et surtout le traumatisme avaient remplacé la paix, c’est confondre droits humains et impunité. L’ordre public n’est pas un luxe, c’est une condition de la dignité humaine.

Ce qui dérange, au fond, c’est le deux poids, deux mesures. Quand les Kulunas faisaient régner la loi de la terreur, tels des terroristes, ces voix des ONG restaient muettes, invoquant la complexité sociale du phénomène. Mais dès que la police intervient, elles s’érigent en juges moraux, oubliant que la première victime du désordre, c’est toujours le citoyen ordinaire.

Le véritable débat n’est donc pas de savoir si « Zéro Kuluna » est trop dure, mais si elle est juste et durable. Là dessus, le chef suprême des armées a déclaré que « cette opération ne sera pas un feu de paille ». Pourquoi? Parce qu’ une société qui tolère la criminalité au nom des droits de l’homme se condamne à vivre sans droits, ni hommes.

Il est temps de redéfinir la défense des droits humains non pas comme un bouclier pour les délinquants, mais comme une garantie pour les innocents. Restaurer la paix dans les quartiers n’est pas une violation des droits, c’est leur première condition. N’est-ce pas qui tue par l’épée, mourra par l’épée ? Qui sait, peut-être à travers cette opération quelques jeunes pourront se rétracter, changer de vie puis mieux se réintégrer ? Que la main de Dieu qui a la capacité de toucher les coeur, aide et ramène la couche juvenile congolaise perdue à la raison.

Juslie Lebongui

 

 

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