Quand l’ultime voyage vire au drame

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L’accident survenu le 23 juillet sur le viaduc, impliquant un corbillard, interpelle bien au-delà du fait divers. Un cercueil pulvérisé, un chauffeur décédé, et deux familles doublement endeuillées , celle du conducteur et celle du défunt qu’il transportait sont les tristes victimes d’un drame évitable.

Ce choc symbolique renvoie à une question troublante : comment justifier une conduite à vive allure lors d’un cortège censé marquer recueillement et solennité ? Si les convois funèbres bénéficient parfois de tolérances particulières dans la circulation, cela ne doit en aucun cas se traduire par des excès de vitesse ou des prises de risques.

Cet événement tragique met en lumière un manque criant de rigueur dans l’encadrement des services funéraires, souvent confiés à des prestataires privés sans formation spécifique à la conduite en conditions sensibles.

Enfin, ce drame rappelle que même dans la mort, la dignité ne peut être sacrifiée sur l’autel de la précipitation ou de l’imprudence. Il est temps que les autorités et les opérateurs du secteur repensent les standards de sécurité des transports funéraires.

Juslie Lebongui

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