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Who is Who ? Ceux qui feront 2024

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Who is Who ? Liste des personnalités

Ceux qui feront 2024

L’année 2024 s’annonce et déjà des défis à relever se présentent dans différents domaines. La rédaction de Matin Libre Congo vous propose une liste non exhaustive de personnalités qui marqueront la nouvelle année. Bonne lecture. 

 

Denis Sassou Nguesso,

Président du Congo. 

Réélu au terme du scrutin du 21 mars 2021, le Président congolais, Denis Sassou Nguesso, se rapproche de 2026, année de la prochaine élection présidentielle. « DSN », qui connaît bien les rouages du pouvoir, sait que gouverner, c’est d’abord imposer son rythme. De Oyo à Pointe-Noire en passant par Dolisie, Owando, Sibiti et Brazzaville, les Congolais sont unanimes : le Président Sassou Nguesso sera candidat sauf retournement de situation.

Le dirigeant congolais, seul maître à bord, est conscient qu’il ne peut éviter une guerre de succession autour de lui. Surnommé « L’empereur » par Alassane Ouattara et Alpha Condé, le Président congolais s’est considérablement investi dans la protection de l’environnement, en témoigne l’organisation du Sommet des trois bassins du Congo fin octobre dernier à Brazzaville. Ses relations avec Paris, Washington, Moscou et Pékin se portent bien, sans oublier la relance économique. Avec ses voisins, Denis Sassou Nguesso insiste pour la mise en œuvre de projets économiques majeurs. Le chef de l’Etat congolais insiste régulièrement sur la nécessité de réaliser des projets intégrateurs dans la sous-région. La construction du pont route-rail entre Brazzaville et Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC), le barrage hydroélectrique de Cholet entre le Congo et le Cameroun en sont l’illustration. En 2024, sans véritable adversaire, le Président devrait remanier son gouvernement en vue de se projeter sur la présidentielle de 2026. 

 

Anatole Collinet Makosso,

Premier ministre, chef du Gouvernement.

Nommé Premier ministre du Congo en mai 2021, Anatole Collinet Makosso reste l’homme de la situation à Brazzaville. Deux ans après sa prise de fonction, « ACM » dispose d’un bilan globalement rassurant. Défini comme un personnage consensuel, ce juriste de formation a repris la main sur la plupart des dossiers économiques. Âgé de 58 ans, il garde la confiance de Denis Sassou et de son épouse Antoinette à qui il doit en grande partie son ascension fulgurante dans le dispositif de DSN.

 Avant d’être nommé Premier ministre, Anatole Collinet Makosso a passé dix années au gouvernement, se distinguant par sa maîtrise de l’art oratoire et sa capacité à déminer les attaques les plus virulentes de l’opposition politique. Écrivain, Anatole Collinet Makosso est l’auteur de plusieurs ouvrages dont, « Côte d’Ivoire, de l’impasse au chaos : quelle issue ? », publié chez L’Harmattan en 2011, mais aussi et surtout, « Pour Edith », également publié chez L’Harmattan en 2009, une collection de poèmes et d’histoires consacrés à l’ex-première Dame du Gabon et fille de Denis Sassou Nguesso.  Dans un contexte parfois alambiqué où les guerres de positionnement tendent à plomber les initiatives, le Premier ministre a su concilier pédagogie, consensus et fermeté. Au cours de l’année 2023, il a travaillé au renforcement des liens économiques et environnementaux avec Paris. Dans la capitale française, il a pu rencontrer son homologue, Elisabeth Borne, et procéder au lancement international du Festival Panafricain de musique (FESPAM), au siège de l’UNESCO. L’évènement s’est tenu au Congo au mois de juillet 2023, après huit années d’interruption. Sur le plan politique, le Premier ministre ne s’en cache pas, il travaille pour la réélection du Président Sassou Nguesso en 2026.  En 2024, selon nos informations, Anatole C. Makosso devrait être maintenu à la tête du gouvernement et garder la main au moins jusqu’en 2026. 

 

Jean Dominique Okemba,

Directeur du Conseil national de Sécurité. 

Jean-Dominique Okemba est l’inamovible patron du Conseil national de sécurité au Congo. Né en 1955 dans la province des Plateaux, il voit son destin basculer quand meurt prématurément son père. Le père de Denis Sassou Nguesso se voit confier ces reliques sacrées, à une condition : Jean-Dominique sera élevé avec le futur chef de l’Etat. Pour le grand public, l’orphelin est le neveu de Denis. Pour les intimes, c’est bien un frère de lait, jusque dans les loges maçonniques. 

Personnalité politico-militaire incontournable du Congo, Jean Dominique Okemba est un Mbochi de la Cuvette (Oyo), dont la proximité avec le Président Denis Sassou Nguesso a alimenté les rumeurs et fantasmes les plus fous. À l’approche de chaque élection présidentielle, son nom revient avec insistance. Si nombreux sont ceux qui lui prêtent des intentions quant à la succession du Président Sassou Nguesso, l’intéressé lui-même ne s’est jamais publiquement prononcé sur la question. Ces derniers mois, il s’est attelé à apaiser les tensions avec la diaspora congolaise à Paris. L’initiative a fait la Une des médias au Congo, fait assez rare pour être souligné. Pour de nombreux observateurs, l’influence de « JDO » dans la sphère sécuritaire, économique et politique au Congo est bien réelle. S’il se garde de tout militantisme ostentatoire en politique, c’est bien parce que son titre d’officier supérieur au sein de l’armée congolaise, lui interdit tout prosélytisme. À moins de trois ans de la présidentielle, l’entourage de Jean Dominique Okemba botte en touche. La seule option : « soutenir la réélection du Président Denis Sassou Nguesso, pour qu’il poursuive la modernisation du pays », affirme un visiteur nocturne de « Mora Nzambé ». 

 

Le Général Serge Oboa,

Directeur général de la Sécurité présidentielle. 

Au Congo-Brazzaville, le Général Serge Oboa est au cœur du dispositif de sécurité présidentielle. Sa fonction dépasse largement les aspects conventionnels de la sécurité, englobant un mélange délicat de loyauté, d’expertise tactique et de dévouement inébranlable envers la protection du plus haut dirigeant de la nation congolaise.  Directeur général de la sécurité présidentielle, il est l’homme qui assure un rôle crucial impliquant la protection du Président Denis Sassou Nguesso. Stratège, le « DGSP » ou « Mon général », comme l’appellent ses proches et collaborateurs, coordonne des mesures de protection sophistiquées autour du Président Congolais.

Élevé au rang de général dans les dernières heures de 2021 avec Gervais Akouangué, Ickey Gaëtan, Jean-Pierre Okiba, Leby Euloge Simplice, contre-amiral Ebissou, contre-amiral Nganongo René, contre-amiral Mparra Eugène Aignon, Elie Atipo et André Fils Obami Itou, le général Serge Oboa est décrit par ses proches comme un homme d’une intégrité inébranlable et d’une loyauté sans faille envers le chef de l’État congolais, Denis Sassou Nguesso. Et pourtant, cet homme, à l’uniforme distinctif, avec des épaulettes qui évoquent son rang élevé, a fait malgré lui un buzz mi-septembre. Dans la foulée des récents coups d’Etat au Gabon et au Niger, la rumeur d’un autre coup de force devient virale un dimanche après-midi du mois de septembre au Congo. La toile est soudainement envahie et la photo du DGSP apparaît sur les réseaux sociaux. Malgré un démenti officiel du gouvernement congolais à Brazzaville, où aucun bouleversement politique n’avait été constaté à la date de la publication, l’infox a continué à se propager massivement dans les jours qui ont suivi. Le général Serge Oboa est très vite comparé à Abdourahamane Tchiani du Niger ou Oligui Nguema du Gabon. La folle rumeur mettra finalement quelques jours avant de disparaître d’elle-même. 

Au Congo, le « DGSP » est beaucoup plus connu pour sa passion pour le sport. Le général de brigade Serge Oboa dirige en effet les six sections sportives de la DGSP depuis 10 ans. Il a su faire de ce club pluridisciplinaire une référence au niveau continental. L’organisation au mois d’octobre 2023, par le Congo, de la 44ème édition des championnats d’Afrique de handball, témoigne du sérieux et du professionnalisme de la DGSP au plan international. Sécurité et sport resteront, en 2024, les deux priorités du Général Oboa. Cet officier supérieur des forces armées congolaises ambitionne secrètement de détrôner, dans un futur proche, l’Angola, ou l’Egypte de leurs positions dominantes dans une discipline comme le handball. Comment y parvenir ? « Le Général y travaille », nous répond un proche de ce dernier.   

 

Séraphin Bhalat, 

Directeur général du Port autonome de Pointe-Noire.

Séraphin Bhalat est la tête du port autonome de Pointe-Noire depuis 8 ans. Cette structure étatique contribue pour une bonne partie à l’économie nationale. Les performances du port autonome de Pointe-Noire suscitent l’admiration au sommet de l’état congolais. Personne ne fait mieux que le PAPN en Afrique centrale. Le port a accueilli jusqu’à 1 million de conteneurs en 2020. Il sert de transbordement dans la sous-région Afrique centrale, ce qui le plaçait à la 2ème place portuaire sur l’ensemble de la côte ouest-africaine et en Afrique centrale, après le Ghana. Au cours de ces douze dernières années, Congo-Terminal a ainsi investi près de 400 millions d’euros (plus de 262 milliards de FCFA) sur les infrastructures et sur les outils. Au niveau des infrastructures, il s’agit de 40 hectares de terre-plein, qui servent à stocker les conteneurs, et 1 500 mètres de quais aménagés. Pour soigner son image et assumer son rôle de poumon économique, le PAPN s’est doté d’un siège administratif ultra-moderne mis en service par le Président Denis Sassou Nguesso. Le coût : plus de 25 milliards de FCFA.

Travailleur discret, loin des projecteurs, Séraphin Bhalat ambitionne de faire du Port de Pointe-Noire, « un hub de transbordement pour favoriser l’essor de l’économie nationale et de la sous-région, mais aussi un smart port soucieux de l’environnement ». Le 5 avril 2023, signe de la diversification économique recherchée par les autorités congolaises, le Port de Pointe Noire a reçu son tout premier bateau de croisière transportant des touristes étrangers. Ce jour-là, le navire SH Vega, long de 115 mètres et battant pavillon finlandais, transportait 150 touristes de diverses nationalités. L’évènement avait été fortement médiatisé et a réuni plusieurs membres du gouvernement dont Lydie Pongault, ministre de l’Industrie touristique. Depuis la crise économique sans précédent de 2016, le pays a souhaité sortir du tout-pétrole pour diversifier son économie. Le tourisme apparaît donc comme l’un des piliers de la nouvelle stratégie voulue par le pouvoir congolais. Le port autonome de Pointe-Noire a été créé en 1939 sous la colonisation française. Il a été mis en concession en 2009. Le groupe français Bolloré qui le gérait jusque-là a récemment vendu ses actifs à l’Italo-suisse MSC. Séraphin Bhalat, sauf énorme rebondissement, restera à la tête de cette institution étatique hautement stratégique. 

 

Jean-Baptiste Ondaye,

Ministre de l’économie et des finances.

L’économie congolaise respire à nouveau. La crise économique sans précédent de 2016 est désormais un lointain souvenir. Jean-Baptiste Ondaye, n’est pas étranger à cette reprise. Le ministre de l’Économie et des Finances, a multiplié les réformes à la tête de son département. Signe d’une embellie, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé, le 20 décembre, la 4ème revue de l’accord conclu avec le Congo au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). Un décaissement de 43 millions de dollars a été approuvé par l’institution monétaire. Le FMI a jugé les performances de Brazzaville, « globalement satisfaisantes bien que les réformes structurelles aient connu des retards dans une conjoncture économique complexe ». Une petite victoire pour le ministre congolais de l’économie, qui sait à quel point le chantier est vaste et alambiqué. 

Le Parlement congolais a récemment ratifié l’accord de prêt signé avec la Banque africaine de développement (BAD) dans le cadre d’un financement du Programme d’appui à la gouvernance et la diversification économique du pays. Ce prêt, d’un montant de 92 millions d’euros, vient en soutien au programme conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la facilité élargie de crédit que nous évoquions plus haut. Selon Jean-Baptiste Ondaye, ce prêt permettra d’améliorer l’efficacité et la transparence des investissements publics, renforcer la gouvernance des entreprises publiques, réduire le poids budgétaire des subventions aux entreprises publiques et contenir les risques budgétaires. L’argentier national du Congo a par ailleurs promis de mobiliser 5,4 milliards de FCFA (environ 8,98 millions de dollars) d’ici à fin mars 2024, sur un encours total de 2 687 milliards de FCFA de la dette intérieure due aux acteurs de l’économie nationale. 

 

 

 

Musique

 

Tidiane Mario, un vent de fraîcheur artistique.

Ses « pagayeurs » sont désormais nombreux à travers l’Afrique. Appellation donnée aux fans de cet artiste musicien congolais né à Brazzaville le 16 février 1994. Jostie Tidiane Matsouma Mario, de son vrai nom, est la nouvelle pépite de la chanson congolaise.  C’est en 2013 que la scène musicale congolaise, réputée pour son riche héritage et ses légendes intemporelles, a accueilli avec enthousiasme une nouvelle étoile qui brille de mille feux. 

Tidiane Mario a su captiver très vite les auditeurs et mélomanes congolais avec son talent exceptionnel et son style unique. Le jeune trentenaire puise son inspiration dans les rythmes traditionnels tout en incorporant des éléments contemporains, créant ainsi une fusion musicale captivante. Les plus grands ont commencé à l’aduler. C’est le cas par exemple de Fally Ipupa. Ce dernier, très admiratif du jeune Congolais, a décidé le prendre sous son aile et de lui donner sa chance. Chose rare dans un milieu où coups bas, jalousie et querelles sont légion. Devant plus de 80 000 personnes au Stade des Martyrs à Kinshasa, Tidiane Mario assure, le 29 octobre 2023, la première partie du concert de Fally Ipupa. Le succès est au rendez-vous et le public est séduit. Le jeune artiste apporte une bouffée d’air frais à la scène en mariant habilement l’héritage musical congolais avec des sonorités modernes. Ses chansons sont une célébration de la richesse culturelle du Congo, tout en reflétant les réalités contemporaines. C’est un équilibre subtil entre l’innovation et le respect des racines musicales.

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À bientôt 30 ans, Todiane Mario totalise 16 singles à son actif et a déjà effectué une tournée européenne en compagnie du groupe Extra Musica Nouvel Horizon.  Très peu bavard sur ses projets pour l’année 2024, la nouvelle sensation de la musique congolaise ne fait que commencer son ascension, laissant présager un avenir prometteur. Avec sa créativité inépuisable et son talent exceptionnel, Tidiane Mario est appelé à jouer un rôle crucial dans l’évolution de la scène musicale congolaise et à inspirer les générations futures. Le 3 novembre dernier, le jeune artiste a dévoilé à ses « pagayeurs » son nouvel opus, intitulé « Mokili ». Tidiane Mario apporte à travers ce nouveau bijou, un message d’espoir et de persévérance. Tout un symbole.

 

Roga Roga, artiste musicien.

L’ascension fulgurante de Roga Roga dans le monde de la musique africaine est une histoire captivante d’innovation artistique, de détermination et de talent brut. Originaire de Brazzaville au Congo, Roga Roga, de son vrai nom Ibambi Okombi Rogatien, a amorcé sa carrière musicale dans les années 80 en rejoignant le groupe Extra Musica, une formation emblématique de la scène congolaise. Sa voix distinctive et son énergie sur scène ont rapidement attiré l’attention, jetant les bases de ce qui allait devenir une carrière exceptionnelle.

La singularité de l’auteur des morceaux emblématiques tels que « Zangul » et « Sorcellerie Kindoki » réside dans sa capacité à fusionner les rythmes traditionnels congolais avec des sonorités contemporaines, créant ainsi un style novateur qui séduit un large public. Ses compositions sont caractérisées par des arrangements complexes et une musicalité riche, affirmant sa position en tant que figure majeure de la musique africaine.  Le dernier succès en date de Roga Roga est incontestablement « BOKOKO » (tradition en lingala). L’album « BOKOKO » a été lancé le 15 août 2021, jour de la célébration de la fête de l’indépendance de son pays, le Congo, Le succès atteint par le titre phare, « BOKOKO », a dépassé les attentes de l’auteur. La vidéo de la chanson a été visionnée par plus de 44 millions de personnes. Signe de l’adhésion populaire, le chanteur s’est rendu dans une quarantaine de pays pour offrir à ses fans des prestations dignes de ce nom. Le spectacle qui reste à ce jour dans les mémoires est l’exploit réalisé par Roga Roga au Stade Alphonse Massemba-Débat de Brazzaville. Les 25 000 places assises du stade se sont vendues comme des petits pains ce jour-là, le 24 juin 2023. Des milliers de fans inconditionnels de l’artiste venus assister à cet événement l’ont qualifié de « concert du siècle ».  Au Congo Brazzaville, Roga Roga n’est pas un artiste clivant. Même s’il a assuré la première partie de toute la campagne électorale du Président congolais en 2021, il jouit d’une côte de popularité indéniable.  

Au-delà de ses exploits musicaux, Roga Roga demeure un personnage engagé dans des initiatives sociales. Sa participation à des projets philanthropiques souligne son désir de contribuer au bien-être de sa communauté et de l’Afrique en général. L’ascension de Roga Roga est l’histoire d’un artiste visionnaire qui, à travers son talent incontestable et sa créativité, a su conquérir les cœurs du public africain et international. Sa contribution à la musique congolaise demeure indélébile, et l’artiste réserve encore des surprises à ses fans pour 2024. 

 

Jessy B.

De son vrai nom, Jessica Francia Biggerman, Jessy B, 21 ans, est la fille de l’ancien rappeur DJ King Biggerman. Elle est considérée comme la figure prometteuse de la musique congolaise, Jessy B est une artiste polyvalente qui se distingue par son talent exceptionnel et son style unique qui fusionne habilement différentes influences musicales.

La carrière de Jessy B a pris son envol alors qu’elle n’avait que 17 ans. Sur les conseils avisés de ses proches la jeune fille signe avec Colorootic Studios de Brazzaville. Choix payant puisque « Joli Bébé », le premier opus de l’artiste, connaît un succès immédiat. 

Bercée de rap grâce à son père depuis son jeune âge, elle va enchaîner les récompenses sur le territoire national, mais pas que. L’artiste mondialement connu, Booba, est séduit par le talent de la jeune fille et sa capacité à mélanger les genres musicaux, créant ainsi une signature sonore distinctive. Fan de Diam’s, la jeune chanteuse congolaise rêve de tutoyer les étoiles. En remportant le Prix Découvertes RFI 2023, Jessy B fait un énorme saut dans le monde de la chanson sur le plan continental. « Dès qu’on la regarde, qu’on entend sa voix, elle nous hypnotise. Elle est très charismatique », a affirmé Black M, président du jury.  Malgré son jeune âge, Jessy B attire l’attention par son engagement envers des causes sociales. Des problématiques liées à l’éducation, la pauvreté et l’égalité des genres occupent une place importante pour la jeune artiste. 

Jessy B incarne la nouvelle génération d’artistes africains qui repoussent les frontières musicales et culturelles, tout en servant de modèle pour les plus jeunes. Ses proches en sont convaincus, 2024 sera l’année de la confirmation pour la jeune rappeuse congolaise. 

 

 

Femme à suivre

 

Inès Nefer Ingani 

Ministre de la Promotion de la femme.

Benjamine d’une famille de 8 enfants (6 garçons et 2 filles), Inès Bertille Nefer Ingani est née le 02 juin 1972 à Brazzaville, dans un contexte socio-politique marqué par l’idéologie marxiste-léniniste qui caractérisait alors la République Populaire du Congo sous la présidence de Marien NGOUABI. Après l’école primaire et une partie du secondaire en Belgique, elle réussit son brevet d’études du 1er cycle (BEPC) à Brazzaville, puis obtient un baccalauréat d’études professionnelles en informatique, une attestation en art et décoration architecturale, un BTS « gestion des ressources humaines et management », une licence professionnelle « gestion des RH et management » et un diplôme européen d’études supérieures (DEES) en banque, assurance et gestion du patrimoine. 

Très vite, elle se lance dans une carrière politique et occupe plusieurs postes, tels que membre du Parti congolais du travail et Secrétaire nationale, chargée de culture, art, sport et loisirs au sein de l’Organisation des femmes du Congo dont elle deviendra présidente. Repérée par Dénis Sassou Nguesso, Inès Nefer Ingani est nommée ministre le 30 avril 2016. Mue par un militantisme aux allures féministes, elle aura pour mission d’œuvrer pour la promotion de la femme congolaise et son intégration au développement. Mais tout n’a pas toujours été rose pour celle qui est affectueusement surnommée la « Joconde ». Le 17 septembre 2019, Inès Nefer Ingani est démise de ses fonctions et quitte le gouvernement après la divulgation sur les réseaux sociaux d’une bande audio explosive, dans laquelle est évoquée la remise d’une importante somme d’argent au chef de file de l’opposition par les services de la présidence. Après deux années de traversée du désert et à la faveur de la présidentielle de mars 2021, la « Joconde » reprend du poil de la bête et mobilise pour le Président candidat. Denis Sassou Nguesso est réélu et le nouveau Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, la rappelle au sein du gouvernement. Une reconnaissance, estiment les observateurs de la politique congolaise.

Celle qui s’inspire d’Angela Merkell, Jeanne D’Arc ou encore Céline Claudette Eckoband s’est mariée ce 30 décembre 2023 à Brazzaville. Une première pour une ministre présente au sein du gouvernement au Congo. Pour 2024, Inès Nefer Ingani va solliciter une augmentation significative du budget de son département ministériel. Un projet de micro-crédit aux femmes lui tiendrait grandement à cœur.

 

 

Sports

 

Colonel Rémy Ayayos.

Le colonel Remy Ayayos Ikounga, est un homme discret. Originaire de Dolisie, ce conseiller spécial du chef de l’état congolais Denis Sassou Nguesso est une personne très effacée médiatiquement. Grand passionné de football, le Colonel Ayayos est le directeur de cabinet de Edgard Nguesso, directeur général du Domaine présidentiel.

De 2008 à 2017, avec l’Athlétic club Léopards dont il était le président, Rémy Ayayos a remporté plusieurs titres nationaux et en Afrique. Sous sa présidence le club a connu un palmarès impressionnant : six trophées de la Coupe du Congo, deux trophées de la Supercoupe du Congo, cinq titres de Champions du Congo, un trophée de la coupe des Confédérations et une finale de la Coupe CAF. Depuis plusieurs mois, son nom revient avec insistance dans la sphère footballistique au Congo. Les férus du foot souhaitent le voir prendre la tête de la fédération congolaise de football. Pour les Congolais, le colonel est le mieux placé pour conduire la sélection nationale vers le succès. L’intéressé ne s’est jamais encore publiquement prononcé sur la question, mais ne restera pas longtemps silencieux sur le sujet.

Le 20 décembre dernier, lors de la célébration du centenaire du Prytanée militaire Charles Ntchoréré de Saint-Louis au Sénégal, la Fédération des amicales des enfants de troupe d’Afrique a tenu son congrès. Le colonel Rémy Ayayos Ikounga a été plébiscité à la tête de l’AES. Signe peut-être d’un retour sous les projecteurs de l’ancien dirigeant du football congolais. 

 

 

Tech

 

Vérone Mankou, VMK. 

Vérone Mankou est toujours là. 

Le 2 novembre dernier, celui qui est surnommé le « Steve Jobs africain », a annoncé l’arrivée de son deuxième smartphone. Il s’agit de l’Elikia Mokè 2, que son concepteur décrit comme un produit qui « permet d’accéder aux fonctions de base, aux applications les plus courantes et les plus populaires ». Au Congo Brazzaville, « Elikia » signifie espoir en lingala et « moké », petit. 

Natif du Congo-Brazzaville, Verone Mankou a rapidement attiré l’attention en lançant la tablette Way-C en 2011, devenant ainsi l’un des premiers entrepreneurs africains à proposer un produit technologique innovant. Cette initiative a consolidé sa réputation en tant que pionnier audacieux, démontrant que l’innovation technologique ne connaît pas de frontières géographiques. L’entrepreneur congolais a également dirigé la création du premier smartphone africain, l’Elikia, contribuant ainsi à réduire la fracture numérique sur le continent. Sa vision était claire : rendre la technologie accessible à tous, indépendamment de l’emplacement géographique.

Au-delà de ses réalisations entrepreneuriales, Verone Mankou incarne une figure inspirante pour les jeunes aspirants entrepreneurs en Afrique. Son parcours démontre qu’avec la détermination et la créativité, il est possible de surmonter les défis et de créer des opportunités là où d’autres voient des obstacles. Devenu en 2021 conseiller spécial de Denis Christel Sassou Nguesso, ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé, Vérone Mankou est aussi le promoteur de la chaîne de télévision Vox Congo. 2024 pourrait marquer un tournant dans la déjà très riche carrière de VMK. 

 

Hydrocarbures

Raoul M. Ominga, Directeur de la SNPC.

Nommé directeur de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) depuis 2018, Raoul Ominga est un personnage incontournable dans le paysage politico-économique au Congo Brazzaville. Depuis cinq ans, l’homme s’attelle à multiplier les initiatives visant à renforcer l’efficacité opérationnelle et à promouvoir la transparence dans le secteur pétrolier du Congo. Depuis sa nomination, Raoul Maixent Ominga a mis en œuvre des mesures visant à optimiser les opérations de la SNPC, en cherchant continuellement des moyens d’en accroître l’efficacité tout en assurant une gestion responsable des ressources. Sous sa direction, la SNPC a cherché à maximiser la valeur ajoutée de ses activités dans toute la chaîne d’approvisionnement pétrolière, de l’exploration à la distribution. 

« RMO », qui a plus de 25 ans d’expérience dans l’industrie pétrolière et gazière, a mis en place des mécanismes visant à assurer une communication ouverte sur les activités de la société suscitant l’admiration du Président Denis Sassou Nguesso. Sollicité par toutes les couches de la société congolaise, Raoul Ominga se garde bien de tout prosélytisme, bien que membre inconditionnel et actif dans les coulisses du seul Parti congolais du Travail (PCT).

La question environnementale est aussi au cœur des priorités du patron de la SNPC. Le projet « ECO ZAMBA », piloté par le gouvernement congolais et la SNPC en est une illustration.  A travers ce projet, 50 000 hectares de savane sur les Plateaux Batéké seront gérés par la SNPC et 40 000 hectares d’arbres seront plantés pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, avec un reboisement régulier sur une période de 10 ans.

Le projet ECO ZAMBA est également une plantation agroforestière, permettant aux populations locales et aux industries de tirer profit de 10 000 hectares d’arbres et espèces adaptées à une utilisation économique, nous confie un responsable proche du dossier.  Selon nos informations, Raoul Ominga s’est attelé depuis sa nomination à diversifier les activités de la SNPC et à explorer de nouvelles opportunités sur le marché mondial des hydrocarbures. Cette approche stratégique vise à assurer la stabilité financière de l’entreprise et à contribuer au développement économique du Congo. Le travail abattu depuis cinq ans par « RMO » à la tête de la SNPC est reconnu par Business Enquirer qui a sélectionné le dirigeant  congolais dans le Top 10 des leaders : « C’est un honneur de rejoindre cette communauté de leaders inspirants. Cette distinction va au-delà de ma contribution personnelle et symbolise les efforts combinés de la SNPC, de ses filiales et de chaque employé qui travaille pour le développement de notre Congo et de tout le continent africain », a déclaré Raoul Maixent Ominga. 

 

 

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